Les ventes aux enchères de chevaux poursuivent leur progression en France. En 2025, les maisons de vente ont adjugé 281 millions d’euros hors frais dans ce secteur. Ce montant constitue un nouveau record historique.

Le bilan 2025 du Conseil des maisons de vente confirme ainsi la place particulière des enchères de chevaux dans le marché français. Il souligne également le poids de la Normandie et la forte présence des acheteurs internationaux.

281 millions d’euros de chevaux adjugés en 2025

Le montant des ventes aux enchères de chevaux de course et de sport atteint 281 millions d’euros en 2025. Il progresse de 2,6 % par rapport à 2024 et enregistre sa cinquième hausse annuelle consécutive depuis 2020.

Sur une période plus longue, la croissance apparaît encore plus nette. Le secteur représentait 157 millions d’euros en 2016. Il gagne donc près de 80 % en dix ans. Le Conseil des maisons de vente calcule une croissance annuelle moyenne de 7,5 % sur cette période (p. 74).

Le nombre de chevaux présentés aux enchères a pourtant peu évolué entre 2024 et 2025. La progression vient donc principalement de la valeur des chevaux vendus et du niveau des adjudications.

Ces chiffres confirment le dynamisme des ventes aux enchères de chevaux en France.

Arqana conserve une position centrale

Arqana domine toujours largement le marché français. La maison de vente réalise 241 millions d’euros d’adjudications en 2025, soit une hausse de 3 % sur un an.

Elle concentre 85,7 % du montant total du secteur. Près des deux tiers des chevaux adjugés en France passent sous son marteau. Avec ce résultat, Arqana occupe la septième place du classement national des maisons de vente, tous secteurs confondus.

La vente de yearlings organisée en août 2025 marque également l’année. Les enchères et les ventes amiables associées atteignent 60,2 millions d’euros. Une pouliche par Night of Thunder et Prudenzia, présentée par l’Écurie des Monceaux, obtient le prix record de 3 millions d’euros hors frais.

D’autres opérateurs contribuent au dynamisme du secteur. Balsan Enchères totalise 12 millions d’euros dans les ventes de chevaux et poneys de sport. Fences atteint 11 millions d’euros, en hausse de 19 %. Auctav progresse de 17 % et réalise 8 millions d’euros. Caen Enchères se classe en cinquième position avec 5 millions d’euros (p. 74 et 75).

La Normandie reste au cœur des enchères de chevaux

Les principales maisons actives dans ce secteur se concentrent dans le Calvados, la Manche, l’Orne et la Sarthe.

La Normandie génère, tous secteurs confondus, 416 millions d’euros d’adjudications en 2025. Les ventes de chevaux représentent 65 % de ce montant. Aucun autre secteur des enchères ne structure autant l’activité économique d’une région en France.

Deauville, Caen et les différents sites de ventes normands occupent ainsi une place essentielle dans le marché des chevaux de course, des yearlings, des chevaux de sport, des poulinières et des chevaux d’élevage.

Cette implantation explique pourquoi Fournol & Associés, installé à Paris, intervient régulièrement en Normandie dans le cadre de son activité consacrée à la filière équine.

Un marché français particulièrement international

Les ventes aux enchères de chevaux attirent une clientèle internationale importante.

Chez Arqana, les acheteurs non-résidents représentent 130 millions d’euros d’adjudications, soit 54 % du montant annuel. Cette proportion dépasse de vingt points la moyenne nationale des ventes aux enchères.

Les vendeurs non-résidents confient également pour 58 millions d’euros de chevaux à Arqana. Ils représentent 24 % du montant total de l’opérateur. Chez Auctav, les vendeurs étrangers atteignent 39 % du montant des ventes. Chez Osarus, ils en représentent 30,4 %.

Fences renforce également son ouverture internationale. Les acheteurs non-résidents génèrent 28,4 % du montant de ses adjudications en 2025, soit plus du double de leur part en 2024 (p. 76).

Les ventes françaises de chevaux s’inscrivent donc dans un marché largement international. Elles attirent des propriétaires, éleveurs, investisseurs et professionnels établis dans de nombreux pays.

Le numérique progresse, mais le ring reste central

Les ventes réalisées par voie électronique passent de 14 à 20 millions d’euros en 2025.

Les ventes retransmises en direct enregistrent la plus forte hausse. Elles atteignent 14 millions d’euros, soit une progression de 299 %. À l’inverse, les ventes entièrement dématérialisées reculent à 6 millions d’euros.

Fences réalise 11 millions d’euros grâce à une activité entièrement digitalisée. Arqana totalise 5 millions d’euros lors de ventes accessibles en direct.

Le numérique facilite ainsi la participation des acheteurs éloignés ou étrangers. Le ring physique conserve néanmoins une place centrale dans les ventes de chevaux.

Ce bilan confirme la singularité des ventes aux enchères de chevaux. Elles associent des montants élevés, une forte dimension internationale et des usages propres au monde équin.

Un article écrit par Me Alexis Fournol, Avocat à la Cour et Associé du Cabinet.

Notre intervention

Fournol & Associés suit régulièrement l’évolution économique et professionnelle de ce marché. Le Cabinet réunit deux compétences complémentaires : le droit équin et le droit des ventes aux enchères publiques.

Cette double expertise permet au Cabinet d’accompagner les maisons de vente, vendeurs, acquéreurs, propriétaires, éleveurs, entraîneurs et intermédiaires lors de la préparation d’une vente ou lorsqu’une difficulté survient après l’adjudication.

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Questions fréquentes sur les ventes aux enchères de chevaux en France

Quel montant les ventes aux enchères de chevaux ont-elles atteint en 2025 ?

Les maisons de vente ont adjugé 281 millions d’euros hors frais en 2025. Le secteur progresse de 2,6 % par rapport à 2024 et atteint un nouveau record.

Quelle maison domine les ventes aux enchères de chevaux en France ?

Arqana occupe la première place avec 241 millions d’euros adjugés en 2025. Elle représente 85,7 % du montant total du secteur.

Les acheteurs étrangers occupent-ils une place importante ?

Oui. Chez Arqana, les acheteurs non-résidents représentent 130 millions d’euros, soit 54 % du montant annuel des adjudications.